L'amiral d'Orvilliers
Louis Guillouet d'Orvilliers, lieutenant général des armées navales, vainqueur de la bataille d'Ouessant le 27 juillet 1778
Louis Guillouet d’Orvilliers, né à Moulins (Allier) le 26 mars 1710 et mort en 1792, fut lieutenant général des armées navales et commanda l’armée navale de Brest pendant la Guerre d’Indépendance américaine. Il remporta la bataille d’Ouessant le 27 juillet 1778.
- Naissance : 26 mars 1710, Moulins (Allier)
- Décès : 1792
- Grade : Lieutenant général des armées navales
- Fait d’armes : Victoire d’Ouessant (27 juillet 1778)
Enseigne des troupes des colonies à Cayenne en avril 1720, il fut promu lieutenant en 1723 avant de passer dans la Marine royale, où il fit une brillante carrière au cours de laquelle il effectua plusieurs campagnes aux Antilles et au Canada contre les escadres anglaises.
Chef d’escadre en octobre 1764, il commanda par intérim la Marine à Rochefort en 1767, puis l’escadre d’évolutions à bord du vaisseau de 64 canons l’Alexandre de mai à septembre 1772. Il fut nommé colonel du régiment de Brest en mai 1772 et commandant de la Marine dans ce port en mars 1775.
Lieutenant général des armées navales le 6 février 1777, d’Orvilliers commanda, d’avril 1778 à septembre 1779, l’armée navale de Brest, à bord du vaisseau de 110 canons la Bretagne. Le 27 juillet 1778, au large de l’île d’Ouessant, il fut victorieux de la flotte anglaise du vice-amiral Augustus Keppel. Ce fut son dernier combat. L’indiscipline du lieutenant général des armées navales Louis d’Orléans, duc de Chartres, l’empêcha de rendre cette victoire décisive.
Le secrétaire d’État de la Marine, Antoine de Sartine, qui l’appréciait beaucoup, le consulta pour la rédaction des ordonnances au moyen desquelles il réorganisa la Marine en 1776.
Carrière
Garde de la Marine en 1728, sous-brigadier des gardes-marine en 1732, chef de brigade des gardes-marine en 1734, il commanda de mai 1734 à novembre 1735 le détachement de gardes de la Marine embarqué sur le vaisseau de 74 canons le Saint-Philippe, sous les ordres du chef d’escadre Gaspard de La Rochalar.
Enseigne en 1741, puis lieutenant de vaisseau et lieutenant de la compagnie des gardes-marine de Rochefort en 1743, il servit en 1744 sur le vaisseau de 50 canons le Diamant, et participa, le 22 février 1744, à la bataille du cap Sicié remportée par l’escadre franco-espagnole du lieutenant général des armées navales Claude Élisée de Court de La Bruyère sur celle du vice-amiral anglais Thomas Matthews.
En 1754, il commanda la frégate de 24 canons la Nymphe dans la division commandée par le chef d’escadre Roland de La Galissonnière, chargée d’assurer la protection des navires marchands français contre les corsaires barbaresques. Il fut promu capitaine de vaisseau le 25 mai 1754. Nommé commandant de la compagnie des gardes-marine de Rochefort en 1756, il passa, en qualité de commandant en second, sur le vaisseau de 74 canons le Palmier en 1755.
Il servit dans l’escadre du lieutenant général des armées navales Jean-Baptiste de Macnemara, chargé d’escorter jusqu’au large du golfe de Gascogne la division navale et le convoi du chef d’escadre, comte Du Bois de La Motte, qui acheminaient des troupes de renfort à destination du Canada. De janvier à décembre 1757, il commanda le vaisseau de 64 canons Le Belliqueux dans l’escadre du lieutenant général des armées navales Du Bois de La Motte, chargé de porter à Louisbourg des renforts et des approvisionnements. Il commanda le Guerrier en 1761 à Rochefort jusqu’à sa nomination comme chef d’escadre.
Références
- Louis Guillouet, comte d'Orvilliers, Wikipedia — https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Guillouet_de_Kersaint